Gastronomie,  Japon

Le salon du saké, Day 1

Il y a une semaine se tenait dans le 15ème arrondissement la 4ème édition du salon du saké, et c’est le temps qu’il m’a fallu pour tenter d’en faire la synthèse, c’est vous dire la richesse de cet évènement surprenant à bien des égards.

On pourrait penser que cette manifestation n’est qu’une occasion rêvée de goûter sans limite à tout un ensemble de sakés venus directement du Japon. On n’aurait pas tort, mais il serait bien trompeur de réduire le salon à un simple moment de dégustation entre fins gourmets. J’ai découvert pour ma première édition qu’il s’agissait de bien plus que ça: c’est un rendez-vous incontournable pour qui s’intéresse à la culture japonaise dans son ensemble, orchestré de main de maître par Sylvain Huet ,véritable passionné et connaisseur du Japon. Cet enthousiasme se sent dans la variété et la richesse des ateliers et tables rondes organisées sur les 3 jours du festival: à ma grande joie, j’ai pu participer à des rencontres riches en enseignements, et moi qui suis fan de la culture japonaise depuis des années j’ai pu constater que le saké pouvait être une passerelle pour des pans inconnus de cette culture.

ATELIERS DU SAMEDI

Cérémonie d’ouverture d’un tonneau de saké.
A droite, le fondateur du salon Sylvain Huet

 

Je me suis inscrite à divers ateliers sur les deux jours que j’ai passé sur le salon. Après la cérémonie du samedi matin lançant le coup d’envoi du festival, j’ai assisté à une table ronde sur les sakés produits en France et en Europe. Les producteurs français ont ouvert le bal, et c’était passionnant de les entendre parler de la production, des méthodes et de leur volonté de produire un saké français qui ne serait pas une variante de son équivalent japonais, mais qui s’inscrit dans la plus pure tradition ancestrale de l’archipel. Ce moment d’échange s’est conclu par une dégustation (la première d’une longue série….), et force est de constater que la qualité était vraiment au rendez-vous.

Une mention spéciale pour ma part pour le saké de Mariko Leveillé NaturexNature qui m’a surprise par ses notes florales. Une véritable découverte!

Mariko Léveillé et son saké NaturexNature

Les français ont ensuite laissé place à une productrice britannique d’origine japonaise et à un brasseur espagnol et norvégien, tout autant passionnés que leurs homologues. J’ai eu plus tard l’occasion de goûter les sakés de Brock Bennet de Norvège sur son stand qui se sont avérés délicieux (mais soyons honnêtes, il est pratiquement impossible de trouver de mauvais sakés sur le salon^^), surtout le saké pétillant que j’imagine bien remplacer la bière dans les bars (je n’aime pas la bière!). Il existe un bar à Paris où vous pouvez découvrir ces productions scandinaves.  Ces sakés européens se sont avérés suffisamment qualitatifs pour être adoubés par les palais japonais, et il est à espérer qu’ils seront bientôt accessibles au grand public.

Le deuxième atelier de la journée était centré sur la gastronomie, plus particulièrement sur le mariage entre jambons ibériques et sakés. Nul besoin de faire durer le suspense: c’est une union qui fonctionne! Mais comme l’a dit si bien l’ensemble des producteurs rencontrés lors du salon: la saké se marie avec tout,il suffit juste de suivre son imagination et ses envies. Les possibilités sont infinies.

Jambons ibériques et saké, un mariage de rêve.

Enfin, la dernière conférence de la journée avait pour but d’annoncer une nouvelle: l’année 2018 sera à Paris celle du Japonisme, un ensemble d’évènements culturels célébrant le 160ème anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon. Le salon du saké y est associé, et proposera avec des restaurants partenaires des dîners autour de la boisson nationale japonaise. Restez donc à l’affût des différentes annonces qui devraient déferler l’année prochaine. Asiascope aura l’occasion d’y consacrer de nombreux articles.

LES STANDS

Outre les ateliers, l’un des plaisirs du salon est de bien sûr se promener dans les allées armé(e) de son verre estampillé et de se laisser tenter par les innombrables dégustations proposées par des producteurs souriants et désireux de faire découvrir leur produits. Comme je l’ai dit plus haut, il est impossible de boire du mauvais saké. Votre seule contrainte sera de faire preuve de modération si vous le pouvez, et de ne pas hésiter à se servir des seaux qui vous permettront discrètement d’y vider vos verres. Difficile d’être exhaustif, je mentionnerais pêle-mêle un stand fort sympathique qui a eu l’idée brillante de s’associer à une brasserie japonaise renommée et de proposer aux professionnels des cocktails à base de saké, un moyen ingénieux d’initier les novices à cette boisson. Mojito au saké (un délice!), cocktails à la grenade, à la mandarine ou à la cannelle, je suis persuadée qu’ils trouveraient tout à fait leur place à la terrasse des cafés l’été prochain.

de droite à gauche: mojito au saké, cocktail grenade, mandarine, raisin/vanille/cannelle

Pendant ce salon, on rencontre également des personnages extraordinaires, dont ce producteur surnommé “Saké King” qui semblait tout droit sorti d’un film policier des années 70, et dont le saké était d’une qualité irréprochable. je laisse les images parler d’elles-mêmes:

Mais il n’est pas uniquement question de saké dans ce salon, mais également d’ingrédients authentiques, comme ce stand proposant des bouchées apéritives au wasabi véritable, bien plus goûteux et délicat que le raifort vert en tube que l’on consomme le plus souvent.

De nombreuses préfectures ont fait le déplacement, dont Tottori qui a voulu montrer aux visiteurs qu’elle était également le berceau d’auteurs de mangas de talents.

Détective Conan, Jiro Taniguchi… que du beau monde sur le stand de Tottori.

C’était un samedi chargé n’est-ce pas? Attendez que je vous raconte ma journée du dimanche!

Liens

Saké Nature x Nature de Mariko Léveillé

Saké norvégien Noge, de Brock Bennet

Wasabi Yamao

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